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Les récits sur le sentiment d’appartenance incarnent les raisons pour lesquelles nous nous efforçons de placer l’#équitéensanté au cœur de chaque conversation

Le groupe de musiciens RISE du CSC de Riverdale-Sud se produit au congrès Changer la conversation : Santé communautaire et bien-être. Ce groupe est un exemple de la manière dont les membres de l’ACSO consolident le sentiment d’appartenance pour promouvoir la santé et le bien-être.  

 

Par Kate Mulligan, Directrice, politiques et communications

Les priorités de notre société sont inscrites sur notre corps. Notre état de santé – en tant qu’individus et entre populations et groupes – raconte des histoires importantes sur nos conditions de vie. Ce sont parfois des histoires que nous n’avons pas les mots pour exprimer. Parfois, nos corps nous disent que nous sommes solitaires, exclus, marginalisés ou oubliés. Plus que de cesser de fumer ou de perdre du poids, c’est le sentiment d’appartenance – d’inclusion sociale, de liens chaleureux et d’amitié – qui change tout pour la durée et la qualité de notre vie. C’est le message que Susan Pinker, psychologue en développement, chercheuse, auteure et chroniqueuse au Wall Street Journal, a présenté au récent congrès annuel de l’ACSO. 

Au congrès, j’ai appris de première main comment les centres membres de l’ACSO jouent le rôle de ce que Pinker appelle les « troisièmes espaces » – des lieux dans le monde qui nous ancrent dans nos communautés et créent un sentiment d’appartenance, qui est, pour l’être humain, un impératif biologique. Tout au long du congrès, et lors du sommet sur l’appartenance avant le congrès, j’ai pu constater le travail émotif des membres du personnel – le soin et l’aménagement des lieux nécessaires à la création d’espaces d’appartenance si essentiels à la promotion d’une bonne santé. J’ai entendu le leadership, l’empathie, le courage, la vision et la persévérance. Pendant les séances de discussion et les conversations de couloir, et grâce à des questions réfléchies et des présentations d’affiches, j’ai été témoin du leadership transformateur dans les soins de santé primaires complets présentés de tant de façons créatives par le personnel des membres de l’ACSO. J’ai pensé aux mots de Mary MacNutt, la directrice des communications de l’ACSO qui prend sa retraite, pour qui le congrès représente la tâche de « réfléchir le travail des membres de l’AOHC vers les personnes qui le rendent possible. »

J’ai observé votre leadership pour ce qui est de rappeler aux dirigeants politiques et à nous-mêmes l’importance d’accueillir des conversations importantes, comme celle sur le racisme anti-Noir et la santé. J’ai entendu parler des engagements à long terme concernant la santé des Autochtones et le travail de réconciliation avec les nations autochtones. J’ai vu le travail accompli pour favoriser les Maillons santé pour les personnes qui ont le plus besoin d’appartenance et de soins. J’ai ressenti le dévouement émotionnel envers un pair chef de file dans la réduction des méfaits des toxicomanies et de la maladie mentale. Et j’ai ressenti le sentiment d’appartenance et de reconnaissance que de nombreux délégués ressentent année après année – attirés par les champions de la santé communautaire qui n’ont ménagé aucun effort pour s’assurer que je me sente bien accueillie à mon tout premier congrès de l’ACSO.

En tant que géographe de la santé, je vois la santé humaine comme une authentique incarnation de nos milieux de vie – le dialogue permanent entre notre univers matériel et notre univers social. En tant que nouvelle directrice des politiques et des communications de l’ACSO, je souhaite faire évoluer ce dialogue – en partageant les histoires sur la santé des membres avec les personnes qui doivent les entendre, en nous nous-mêmes et nos communautés représentés équitablement dans notre monde social et politique et en façonnant nos milieux grâce au travail acharné de plaidoyer, d’analyse politique et de changement de politique.

Lors du congrès, j’ai vu comment nos membres travaillent dur pour « changer la conversation » au quotidien. Leurs histoires sont souvent celles que vous n’entendez pas représentées dans les médias. Mais elles sont au cœur des problèmes les plus pressants de notre époque : l’équité en matière de santé et le bien-être de la communauté.

Au cours des dernières années, nous avons réussi à transmettre des conversations sur l’équité en matière de santé et la promotion de la santé, et à faire inscrire ces points au programme du gouvernement. L’équité en matière de santé et la promotion de la santé sont mentionnées explicitement dans les lettres de mandat du RLISS et dans la loi accordant la priorité aux patients. On en parle dans les médias et elles sont dans la mire pour les prochaines élections, grâce aux engagements sur l’assurance médicaments déjà pris par les libéraux et le NPD – les premières promesses électorales touchant l’équité à sortir des blocs de départ. Bientôt, nous allons pousser la conversation un peu plus loin en mettant l’équité en matière de santé non seulement sur la table, mais au centre : du travail que nous faisons, des conversations publiques sur l’avenir de l’Ontario, des politiques de soins de santé primaires et du travail visant à bâtir des collectivités plus saines.

Individuellement, nous ne sommes pas infatigables. Comme Desmond Cole l’a souligné dans son discours d’acceptation du Prix des médias au congrès de l’ACSO, notre travail peut hypothéquer notre organisme, nos relations personnelles et notre santé. Mais ensemble, nous sommes implacables dans notre travail pour l’équité en matière de santé et le bien-être de la communauté.

Nous avons tant d’histoires à raconter. Pour apporter de réels changements, nous devons les raconter maintenant. Quelle est la vôtre?

Si vous avez des histoires à partager, envoyez-les à Jason Rehel, producteur de contenu et rédacteur en chef à l’ACSO, à jason.rehel@aohc.org. Pour les points saillants du congrès, consultez ce résumé dans Storify

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